Le fait du prince : le chef de la police Corse limogé

Publié le par L'informateur

Selon le Figaro, l’occupation de la villa de Christian Clavier par une cinquantaine de nationalistes corses a coûté son poste à Dominique Rossi, le chef de la police Corse. Celui-ci a ainsi été démis de ses fonctions ce matin et muté à l’IGPN, la police des polices. Mais rappelons les faits pour être précis :


 

-      Samedi matin environ cinquante militants nationalistes investissent pendant une heure le jardin de la villa de Christian Clavier, afin de protester pacifiquement contre les spoliations foncières de l’île.       

-      Joint par téléphone par les gardiens de la villa, Christian Clavier leur indique alors d’accueillir les nationalistes avec collations, etc..

-      Parallèlement, Dominique Rossi, au courant de la manifestation décide de ne pas faire intervenir les forces de l’ordre, avec l’accord de Christian Clavier, afin de ne pas envenimer la situation.

-       La manifestation pacifique se termine dans le calme sans le moindre incident.

La conséquence de cette manifestation sans dommage a été le limogeage de Dominique Rossi, qui serait lié à l’inaction des forces de polices lors de cette manifestation ; or selon le secrétaire général adjoint du syndicat des commissaires : « Son choix a été excellent car il n’y a pas eu de dégâts chez Christian Clavier ». 

Cependant, en analysant l’ensemble des manifestations se déroulant en France, il semble qu’on ne limoge pas un chef de la police lors de chacune d’elle, alors même qu’elle aurait du charger les manifestants pour éviter des troubles (cf émeutes et manifestations parisiennes avec dégâts à la clef). Le ministère, lui, dit fonder sa décision sur «un enchaînements  de faits avérés en matière de troubles à l’ordre public ».   Pourtant chaque jour des troubles à l’ordre public ne sont pas réprimés et aurait dû l’être. De plus, ce limogeage aurait-il eu lieu si la villa visitée appartenait à un inconnu comme M. Dupont ou M. Durand ?

Devant cette décision, on ne que s’insurger ; d’une part car elle est arbitraire et sans fondement, d’autre part car c’est une décision de copinage qui touche le sommet de l’Etat et donne une impression d’assurer la sécurité « à la tête du client ».

Source des faits : Le Figaro, 20 Minutes

Publié dans France

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